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Les labels bio dans le vin. Les clés pour s'y retrouver !

Les labels bio dans le vin. Les clés pour s'y retrouver !
Comprendre les différences parmi les labels environnementaux présents sur nos bouteilles de vin. 

L’étiquette d’une bouteille de vin nous fournit de nombreuses informations. Pas toujours évidente à décrypter, Mystères et bonnes bouteilles vous avait donné la liste et la signification des mentions obligatoires et complémentaires lors d’un précédent billet de blog. Les étiquettes des vins nous renseignent également sur le mode de viticulture employé par le vigneron pour réaliser son vin. Viticulture conventionnelle, biologique ou biodynamique, détaillons ici les différents labels environnementaux en viticulture.

Le label Bio européen, le plus répandu (5 300 vignerons en France)

En 2016, 58 638 ha de vignes étaient certifiés en agriculture biologique, soit 7,5 % du vignoble français. Si ce pourcentage est encore modeste dans l’absolu, la viticulture biologique fait de plus en plus d’adeptes avec une multiplication par 4 du vignoble bio en moins de 10 ans (14 600 ha en 2007). Appliqué sur une bouteille de vin, le label Bio européen atteste que :

  • La vigne dont est issu le vin n’a reçu aucun traitement chimique de synthèse au cours des 3 dernières années (au moins). Pour amender le sol et lutter contre la maladie et les parasites, le vigneron bio doit utiliser exclusivement des produits naturels, comme le cuivre et le soufre.
  • Une fois le raisin vendangé, les processus de vinification et la liste des intrants autorisés sont  légèrement plus restrictifs que dans le cadre de la réglementation générale. Un vin rouge biologique ne devra pas, par exemple, excéder un niveau de sulfites de 100 mg/l contre 160 mg/l pour la règlementation générale.
  • Le respect du cahier des charges est contrôlé chaque année par un organisme certificateur, lui-même encadré par l’INAO (institut national de l’origine et de la qualité).

Nature & Progrès et Biocohérence, l’opposition (moins d’une centaine de vignerons)

La mise en place du label Bio européen fût jugée sévèrement par les précurseurs du bio en France (Nature & Progrès) ainsi que par d’autres acteurs impliqués dans l’agriculture biologique (Biocohérence). De leur point de vue, le label Bio européen est trop souple et ouvre la porte à une agriculture biologique industrielle, soutenue par la grande distribution, qui voit dans le bio de nouvelles opportunités de marchés. Les cahiers des charges de ces deux organismes sont donc plus stricts que la législation européenne. Ils vont au-delà de la simple absence d’utilisation de produits chimiques de synthèse pour englober des thèmes comme la manière de distribuer les produits biologiques. Inutile de chercher un vin avec le label Biocohérence dans votre hypermarché. Le cahier des charges du label interdit tout simplement la vente en Grande Distribution pour favoriser la vente directe et les réseaux spécialisés bio.

      

Demeter et Biodyvin, la biodynamie (un peu moins de 500 vignerons)

La biodynamie propose une approche globale de la viticulture biologique. Les vignerons biodynamiques cherchent à créer un écosystème équilibré autour de la vigne qui sera naturellement plus résistante face aux aléas climatiques et moins soumise aux attaques de ravageurs. En biodynamie, on travaille en amont pour favoriser cet écosystème à travers la pulvérisation de préparations à base de plantes ou de bouses de vache. Découvrez ici les préparations surprenantes en biodynamie. Si les défenses naturelles de la vigne s’avèrent insuffisantes, ce ne sera qu’en dernier ressort que le vigneron appliquera un traitement curatif et toujours naturel. Afin de maximiser les bénéfices de leurs interventions, les vignerons biodynamiques s’appuient aussi sur le calendrier lunaire pour définir le moment le plus opportun. Cette approche « ésotérique » suscite la critique et les railleries des opposants à la biodynamie. Toutefois, lorsque l’on constate que de nombreux domaines viticoles renommés comme Pontet-Canet ou Marcel Deiss appliquent ces principes, cela ne peut qu’interpeller ! La biodynamie se démarque également du label bio européen en appliquant un cahier des charges plus rigoureux pour les opérations réalisées au chai.

  

Terra vitis et HVE, des efforts pour le développement durable

Terra vitis est un regroupement de vignerons né dans le beaujolais il y une quinzaine d’années et qui  favorise une viticulture durable et raisonnée. Le label Terra vitis regroupe plus de 500 adhérents qui partagent entre eux leur expérience et les bonnes pratiques. Le cahier des charges n’est en revanche pas disponible en libre accès.

Le label Haute Valeur Environnementale (HVE) est issu du Grenelle de l’Environnement (2007) et certifie les exploitations qui atteignent les objectifs en terme de préservation de la biodiversité (haies, bosquets), de stratégie phytosanitaire, de gestion de la fertilisation et de l’irrigation.

    

AVN et SAINS, les jusqu’au-boutistes (50 vignerons)

Ici, les commerciaux Bayer ou Monsanto risquent de ne pas être très bien reçus :-) La viticulture biologique y est poussée à son paroxysme que ce soit dans le vignoble ou au chai. En effet, les membres de l’AVN (association des vins naturels) et SAINS (sans aucun intrant ni sulfites) promeuvent un interventionnisme minimum pour l’élaboration des vins. Il faut laisser faire la nature et accepter le risque que le résultat ne soit pas dans les normes gustatives actuelles !

   

Absence de label, l’immense majorité

Pour l’heure, plus de 90 % du vignoble français reste conduit de manière conventionnelle ou non labelisée. L’étiquette ne fait alors mention d’aucun label et seul un échange avec le vigneron ou le caviste pourra vous renseigner sur la manière dont a été élaboré le vin. N’oublions pas que la très grande majorité des vignerons vouent un véritable attachement à leur terroir et qu’ils sont les premiers concernés par la préservation de cet écosystème.

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