Enquête n°4 : pourquoi (re)découvrir Cahors et son malbec ?
Printemps 2018. J'arpente pour la première fois le vignoble de Cahors. Pour aller droit au but, ce voyage fut une véritable révélation : grande diversité de styles, beau potentiel de garde, prix accessibles, paysages magnifiques et accueil irréprochable. Cahors, ses vins et son cépage malbec méritent plus que jamais notre intérêt. Portrait d'un vignoble en pleine mutation.
En bref
- Le Cahors est un vin rouge composé d'au moins 70 % de malbec, complété par du merlot et du tannat.
- Ses terroirs se partagent entre la Vallée du Lot, avec ses terrasses d'alluvions, et le Causse, un plateau calcaire.
- Du vin fruité à boire jeune au grand vin de garde, le malbec de Cahors offre une palette bien plus large que sa réputation de vin rustique.
Article écrit en 2018, après un voyage dans le vignoble. Les chiffres, le projet de hiérarchisation et les adresses ont été vérifiés et mis à jour en octobre 2026. Les notes de dégustation datent de 2018.
Le malbec, un cépage à (re)découvrir
Les vins de Cahors sont associés, à juste titre, au malbec (aussi appelé auxerrois, côt ou pressac). Précisons toutefois que le merlot et le tannat peuvent participer à l'assemblage, à hauteur de 30 % maximum à eux deux : le malbec représente donc au moins 70 % de chaque Cahors.
De plus en plus de vignerons produisent des cuvées 100 % malbec, sans que la tendance soit généralisée. Ils renforcent ainsi le lien entre l'appellation et son cépage historique, tout en profitant de sa notoriété internationale.
Malbec, l'autre match France-Argentine
Bien qu'originaire du Sud-Ouest (c'est un croisement de la magdeleine noire des Charentes et du prunelard), le malbec a trouvé une immense terre d'adoption au pied des Andes. En Argentine, il est aujourd'hui le cépage le plus planté du pays, avec 47 064 hectares fin 2024, soit près d'un quart du vignoble national. En France, il couvre environ 6 000 hectares. Les efforts commerciaux des vignerons argentins ont largement contribué à la notoriété mondiale du cépage.
En France, le Sud-Ouest reste la terre de prédilection du malbec, porté en étendard à Cahors. Autrefois très implanté dans le Bordelais, il n'y joue plus qu'un rôle d'appoint dans les assemblages de la rive droite, à dominante merlot. On le retrouve aussi dans le Val de Loire, sous le nom de côt, où il est assemblé avec le gamay ou le pinot noir, ainsi qu'en Languedoc.
Les qualités du malbec
Comme tous les cépages, le malbec a ses forces et ses faiblesses. Sensible au gel, à la coulure, au mildiou et à la pourriture grise, il peut donner de gros rendements une fois ces aléas passés (80 à 100 hl/ha). Mais en viticulture, la quantité est l'ennemie de la qualité : c'est à rendement réduit que le malbec donne le meilleur de lui-même en couleur, en arômes, en structure et en tanins. Le cahier des charges de l'AOC Cahors limite d'ailleurs le rendement à 50 hl/ha.
Contrairement à l'image de vin rustique qu'on colle encore aux Cahors, le malbec permet une palette de styles bien plus large qu'on ne l'imagine : du rouge souple et fruité au vin ample et tannique, capable de se bonifier pendant une ou deux décennies pour atteindre des sommets de finesse et de complexité (voir notre dégustation comparative).
On comprend donc la volonté des vignerons d'associer Cahors à son cépage phare. La limite de l'exercice, c'est la confusion entre cépage et appellation. Une appellation comme Cahors ne se résume pas à son cépage principal : le terroir au sens large (sol, sous-sol, exposition, savoir-faire, climat) apporte nuances et complexité, d'autant plus quand il est aussi varié qu'à Cahors.
Les terroirs de Cahors : terrasses, Causse et méandres du Lot
L'AOC Cahors compte environ 3 300 hectares de vignes plantées, au sein d'une aire délimitée de 21 700 hectares répartie sur 45 communes du Lot. Le vignoble occupe les deux rives du Lot, entre la ville de Cahors à l'est et le village de Soturac à l'ouest, sur une cinquantaine de kilomètres. Au fil des millénaires, la rivière a entaillé le plateau calcaire de ses méandres et de ses crues, pour former une vallée encaissée et paisible.
Contrairement à la plupart des appellations françaises au paysage uniforme, Cahors présente deux grands visages : la Vallée, aux sols d'alluvions, et le Causse, le plateau calcaire.

La Vallée et ses terrasses
Du bord de la rivière jusqu'aux « cévennes » (les versants du plateau), la Vallée constitue le cœur du vignoble, avec environ deux tiers des surfaces. Même aux heures les plus sombres de son histoire, la vigne s'y est maintenue autour d'un noyau de villages : Parnac, Luzech, Albas, Anglars, Puy-l'Évêque, Vire-sur-Lot et Saint-Vincent-Rive-d'Olt. Le vignoble y est dense, et morcelé entre de nombreux propriétaires au fil des successions.
Les sols de la Vallée sont presque exclusivement composés d'alluvions déposées par le Lot au cours des âges géologiques. Érodées et transformées pendant des milliers d'années, elles forment des terroirs variés :
- La 1re terrasse (T1, environ 600 ha) : au plus près du Lot, hors zone inondable, sur des alluvions récentes (20 000 ans) à dominante sableuse. Ce sol profond et fertile donne des vins sur le fruit, sans autre prétention. On l'appelle aussi basse terrasse ou terrasse du Würm.
- La 2e terrasse (T2, environ 1 000 ha) : une dizaine de mètres au-dessus du Lot, sur d'anciennes alluvions (200 000 ans), avec des sables et des limons en surface sur un manteau de galets argilo-sableux. C'est la terrasse la plus large. On l'appelle aussi moyenne terrasse ou terrasse du Riss.
- La 3e terrasse (T3, environ 900 ha) : de 40 à 60 mètres au-dessus du Lot, un sol mince recouvre un manteau graveleux, fruit de 500 000 ans d'érosion des alluvions. Ce terroir argileux est recherché pour des Cahors riches et structurés. On l'appelle aussi haute terrasse ou terrasse du Mindel.
- Les grèzes et cônes de déjection calcaires (T4, environ 150 ha) : derrière ce nom peu poétique se cache l'un des meilleurs terroirs de Cahors. Sur les argiles de la 3e terrasse se sont accumulés des éboulis calcaires, arrachés aux versants par d'anciens affluents du Lot. Ce sol argilo-calcaire caillouteux donne parmi les vins les plus complexes de l'appellation.
- Le haut niveau du Quaternaire (T6, environ 100 ha) : identifié plus récemment par les études de terroir, il se distingue de la 3e terrasse par un sous-sol encore plus argileux, issu d'alluvions très anciennes (plus d'un million d'années).
Le plateau ? Non, le Causse !
Entre 200 et 300 mètres d'altitude, les Causses (les plateaux) sont le second visage de Cahors. Contrairement à la Vallée densément plantée, leur paysage est surtout forestier. La vigne y est pourtant bien présente, avec environ 1 500 hectares (un tiers du vignoble), regroupés en îlots de plusieurs hectares autour des chais. La plupart de ces domaines se trouvent au sud du Lot.
Sur le Causse, la vigne pousse sur un sol maigre, la roche calcaire affleurant à moins d'un mètre de profondeur. Les études de terroir menées par le géographe Éric Rouvellac et la Ferme départementale d'Anglars-Juillac distinguent trois terroirs :
- Les Causses calcaires du Quercy noir (T9, environ 800 ha) : une roche calcaire d'origine marine, formée au Jurassique, quand une mer chaude et peu profonde recouvrait une grande partie du pays. On y trouve du calcaire kimméridgien (150 millions d'années) et portlandien (145 millions d'années, au nord de l'aire).
- Les Causses marno-calcaires du Quercy blanc (T8, environ 400 ha) : ici, le calcaire est d'origine lacustre et date de l'Oligocène (25 millions d'années). Il est surmonté de marnes blanches, qui ont donné son nom à la région.
- Les Causses argileux (T7, environ 200 ha) : la roche calcaire y est recouverte d'argiles ferrugineuses, résidus de sols tropicaux charriés par les cours d'eau à l'Éocène (50 millions d'années).
Entre la Vallée et le Causse, les « cévennes » (les versants, T5) font le lien entre ces deux paysages. Leur pente et leur calcaire affleurant en font des terroirs parfaitement adaptés aux grands vins. Mais la pente rend le travail de la vigne difficile, et le Causse offre de vastes réserves de terres à qui veut s'installer. La vigne y reste donc peu présente (environ 350 ha), contrairement au milieu du XIXe siècle, l'âge d'or du vin de Cahors.
L'histoire des vins de Cahors
Introduite par les Grecs de Phocée, la vigne est cultivée dans le Quercy depuis 2 000 ans. Cette longévité prouve l'aptitude du terroir, mais le terroir seul ne peut rien : c'est un héritage transmis par le labeur et l'opiniâtreté des paysans, qui ont taillé, pioché et vendangé sans relâche, malgré les vicissitudes de l'histoire.
1341-1776 : le privilège de Bordeaux
Comme tous les grands vignobles français, Cahors a toujours dû exporter sa production vers les grands foyers de consommation : les grandes villes françaises et les pays du Nord (Angleterre, Pays-Bas, Russie…). Le Lot, affluent de la Garonne, offrait justement un accès à l'océan. C'est le temps des gabares !
Sur cette route fluviale et maritime, le port de Bordeaux était un passage obligé pour les vins du « haut-pays » (Cahors, Gaillac…). Les Bordelais voyaient cette concurrence d'un très mauvais œil. Ils profitèrent de la guerre de Cent Ans pour obtenir du roi d'Angleterre, dont ils dépendaient, un blocus des vins du haut-pays, resté fidèle au roi de France. Chaque année, du 8 septembre à Noël, seuls les vins de Bordeaux pouvaient accéder au port. Ces dates ne devaient rien au hasard : c'était la période commerciale la plus faste, juste après les vendanges.
Le reste de l'année, l'accès au port restait possible… dans l'intérêt bien compris des négociants bordelais, qui utilisaient les « vins noirs » de Cahors pour donner couleur et structure à leurs clairets. Cocasse !
Après la reconquête de Bordeaux par Charles VII, ces privilèges furent abolis en octobre 1453… puis rétablis en avril de l'année suivante, le vignoble bordelais de l'époque étant incapable de rivaliser avec les vins du haut-pays. La prospérité de Bordeaux importait visiblement davantage aux rois de France que la loyauté des habitants de Cahors, d'Agen ou de Moissac pendant la guerre de Cent Ans. Ce n'est qu'en 1776 que Turgot mit définitivement fin à ce privilège, plus de quatre siècles après sa mise en place. Quelques décennies plus tard, Cahors connaissait son âge d'or.
1850-1876 : l'apogée
Il en est des vignobles comme de la vie : on peut avoir les plus grandes qualités, les grands succès viennent toujours d'un coup de pouce du destin. Pour Cahors, plusieurs événements se sont conjugués :
- 1776 : l'abolition du privilège de Bordeaux ouvre le port et les marchés d'exportation toute l'année. Elle prend toute sa mesure en 1853, avec la fin des travaux qui rendent le Lot navigable.
- 1850 : l'oïdium fait chuter la production française de vin. Le malbec, peu sensible, est épargné. Les vignerons du Lot plantent massivement pour répondre à la demande : versants pentus, plateaux défrichés, terrasses inondables… La vigne atteint un pic de 80 000 hectares dans le département en 1879.
- 1845-1865 : le boom démographique fournit la main-d'œuvre nécessaire à ces plantations, très exigeantes sans machines et sur des sols maigres et caillouteux. Le Lot compte alors 295 000 habitants.
En 1876, en pleine prospérité, le vignoble de Cahors est décimé en quelques années par le phylloxéra, comme l'ensemble du vignoble européen. La région offrant peu d'autres cultures, l'exode devient la seule issue pour une grande partie de la population. Quand on trouve la parade, en greffant la vigne sur des porte-greffes américains, la main-d'œuvre n'est plus là. En trente ans, la surface du vignoble est divisée par quatre, et la vigne se replie dans la Vallée.
De 1971 à nos jours : la reconquête du Causse
Après les terribles gelées de 1956, qui ravagent à nouveau le vignoble, l'année 1971 marque le retour de Cahors parmi les vins réputés, avec l'obtention de l'AOC. Le dossier avait d'ailleurs reçu le soutien du président de la République de l'époque, Georges Pompidou.
Contrairement au XIXe siècle, la mécanisation permet cette fois de reconquérir le Causse et son terroir calcaire. Le Château de Haute-Serre, créé en 1973 avec 66 hectares plantés, en est un exemple parlant. Depuis l'obtention de l'AOC, la surface plantée de l'appellation est passée d'environ 500 à 3 300 hectares.
Et demain ?
Depuis 2016, l'interprofession et l'INAO travaillent à une hiérarchisation de l'appellation, sur le modèle de la Bourgogne ou du Bordelais. Le projet prévoyait deux dénominations, l'une pour les vins de la Vallée, l'autre pour ceux des terrasses hautes et du Causse, avec un objectif initial au millésime 2020. Le dossier est toujours à l'étude : à ce jour, aucune dénomination n'a encore été officiellement créée. Ce serait pourtant une belle façon de mettre en lumière la diversité des terroirs de Cahors.
Dégustation comparative de trois vins de Cahors
Trois domaines, trois terroirs, trois styles : voici les vins qui m'ont marqué lors de ce voyage.
Château Combel La Serre, la modernité du Causse
Julien et Sophie Ilbert sont aux commandes de ce domaine qui monte à Cahors. Son succès est le fruit d'une refonte entreprise en 2003, à la fois dans la façon de faire le vin (vendanges manuelles, sélections parcellaires, vinifications modernes ou originales) et dans la façon de le vendre (sortie de la cave coopérative, vente aux particuliers et aux professionnels : cavistes, hôtels et restaurants). Le domaine est en agriculture biologique depuis 2013.
Sur son terroir du Causse de Saint-Vincent-Rive-d'Olt, le domaine élaborait en 2018 six cuvées de rouge. Les deux premières proposent un malbec au fruité gouleyant : « Carbo » et « Pur fruit du Causse ». La cuvée « Château » offre une vision moderne et pleinement réussie de l'appellation, avec une structure tannique parfaitement civilisée qui permet de l'apprécier sans attendre. Les cuvées parcellaires jouent pleinement la carte du terroir. Mon coup de cœur : « Les Peyres Levades » 2015, issue du terroir le plus calcaire du domaine, d'une élégance folle, avec une fraîcheur minérale qui lui donne une très grande allonge.
Aux antipodes, la Carbo se veut accessible et originale. Vinifiée en macération semi-carbonique (grappes entières), ce qui la fait passer en IGP Côtes du Lot, cette cuvée 100 % malbec présente une robe pourpre aux reflets fuchsia. Le premier nez, typé par la macération carbonique, offre des arômes exubérants qui rappellent la sangria. Quoi de mieux pour l'été ? La bouche est gouleyante, la structure légère et la finale épicée. Des arômes de framboise et de myrtille s'échappaient encore de la bouteille presque vide !
Château Paillas, la quiétude du Causse
Voici un exemple concret de la reconquête du Causse à partir des années 1970. C'est le grand-père de Nathalie et Robert Lescombes, les vignerons actuels, rapatrié d'Algérie, qui eut l'audace de planter 27 hectares sur ce terroir calcaire de Floressas en 1978 (T9 sur le schéma).
La cuvée « La Source » n'est élaborée que lors des millésimes jugés exceptionnels : à l'époque de ma visite, seules deux cuvées avaient vu le jour en quinze ans. Le millésime 2010 a bénéficié d'un très long élevage de cinq ans en cuve, complété par trois ans de vieillissement en bouteille. La robe est rubis très foncé. Le nez est élégant, charmeur et complexe, sur les fruits noirs et la réglisse. En bouche, beaucoup de fraîcheur s'appuie sur une structure ronde. Les tanins sont totalement fondus et se prolongent sur une longueur remarquable, avec une pointe d'amertume qui signe ce Cahors raffiné.
Loin de la tendance du 100 % malbec, les vins du Château Paillas restent fidèles à l'esprit de l'appellation, avec un assemblage des trois cépages cadurciens : 80 % de malbec, 17 % de merlot et 3 % de tannat.
Domaine Le Bout du Lieu, un Cahors de garde dans la Vallée
Le domaine Le Bout du Lieu se trouve dans la Vallée, à Saint-Vincent-Rive-d'Olt. La famille Dimani y élabore des Cahors sincères et généreux. Parmi leurs cuvées de rouge, « Empyrée » est à mon avis le must. Elle provient d'une parcelle d'un hectare sur la 3e terrasse (T3 sur le schéma). La vigne y reçoit des soins particuliers : deux effeuillages dans l'année et une vendange en vert, qui limite le rendement à 30 hl/ha. La vinification cherche à extraire la quintessence de ces raisins concentrés : macération préfermentaire à froid, pigeages et remontages, longue cuvaison de cinq semaines terminée par une macération post-fermentaire à chaud. Suit un élevage de deux ans en fûts de chêne neuf. Un vin manifestement taillé pour la garde.
Le millésime 2009 est un plaidoyer pour l'immense potentiel des vins de Cahors. La robe est pourpre foncé, avec des larmes épaisses. Le nez est riche et concentré, sur les fruits noirs mûrs, la cerise et le cassis, sans être confituré, avec des notes de réglisse et de cèdre. Le boisé est encore présent mais s'intègre harmonieusement au bouquet. La bouche est ample et fruitée, et le terroir de Cahors s'exprime par une puissance tannique dès le milieu de bouche. L'élevage patient puis le vieillissement en bouteille ont parfaitement enrobé les tanins. Ce 2009 semblait encore étonnamment jeune : les plus patients seront sans nul doute récompensés.
Les adresses de notre sélection
Château Combel La Serre
314 route des Roques, lieu-dit Cournou, 46140 Saint-Vincent-Rive-d'Olt
Tél. 05 65 21 04 09, visites sur rendez-vous
Pourquoi s'y rendre : pour déguster un malbec à la beaujolaise, puis le comparer à la cuvée « Les Peyres Levades » !
Château Paillas
1151 route de Pech Calvert, 46700 Floressas
Tél. 05 65 36 58 28, groupes sur rendez-vous
Pourquoi s'y rendre : pour goûter à la quiétude du Causse et déguster la cuvée « La Source », fidèle à l'assemblage classique de Cahors.
Domaine Le Bout du Lieu
Le Bout du Lieu, 46140 Saint-Vincent-Rive-d'Olt
Tél. 05 65 30 70 80 ou 07 86 07 71 26
Pourquoi s'y rendre : pour s'offrir un Cahors de Vallée avec un gros moteur sous le capot… la cuvée « Empyrée ».
Pensez à appeler avant de vous déplacer : les horaires varient selon les saisons.
Autres bonnes adresses pour déguster
- Villa Cahors Malbec (anciennement Cahors Malbec Lounge) : l'espace officiel d'information et de dégustation des vins de Cahors, place François-Mitterrand, à Cahors. Plus de 200 références à déguster au verre : le lieu idéal pour découvrir toute la diversité des styles avant de partir dans les vignes.
- Château du Cèdre, à Vire-sur-Lot : un domaine de référence de l'appellation.
- Clos de Gamot : un domaine traditionnel et réputé, qui produit des Cahors classiques.
- Clos Troteligotte : une gamme très originale, de la cuvée K-Pot sans sulfites ajoutés à la cuvée K-2, élevée en jarres de terre cuite. Domaine en biodynamie.
Last but not least, les habitants du Sud-Ouest sont connus pour leur sens de l'accueil. J'ai pu vérifier cette réputation, et je vous le confirme : les vignerons de Cahors vous réserveront un accueil irréprochable. Il ne vous reste plus qu'à pousser la porte de leur chai.
Nicolas, créateur de Mystères et bonnes bouteilles
Le défi à la maison : Cahors contre Argentine
Et si vous organisiez votre propre « match France-Argentine » ? Achetez un Cahors 100 % malbec et un malbec de Mendoza dans la même gamme de prix, glissez-les dans des chaussettes de dégustation, et demandez à vos invités lequel vient du Lot. C'est le format « un cépage, plusieurs terroirs » que nous détaillons dans notre enquête sur la dégustation à l'aveugle.
Découvrir nos jeux de dégustation
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Sources
- AOC Cahors (surface, encépagement) : Vin de Cahors, le vignoble ; rendement : livret œnotourisme Cahors Vallée du Lot (2024).
- Projet de hiérarchisation : vin-de-cahors.fr, terroirs de l'AOC (mai 2026).
- Malbec en Argentine : rapport Malbec 2025 de l'Institut national de vitiviniculture ; malbec en France : Hachette Vins.
- Adresses : fiches de Château Combel La Serre, Château Paillas et Domaine Le Bout du Lieu (Tourisme Occitanie).